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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 19:49

Belle soirée, certes fraîche, pour cette rencontre au sommet tant attendue par les amateurs de beau football. Il est vrai que les talantais constituent le meilleur sparing partner des hommes en noir : un jeu fluide, un toucher de ballon techniquement irréprochable, une vitesse de transmission de balle impressionnante… et un esprit dont beaucoup d’équipes, en commençant par celles de l’élite, devraient s’inspirer. A la veille d’une trêve hivernale bien méritée après un début de saison mitigé, de la mise au vert de ses stars (régime alimentaire de rigueur et abstinence de raisin fermenté) et du mercato, on est en droit de se dire que ce match tombe à « poings » nommé(s). Et il a tenu toutes ses promesses, ce duel, permettant de remettre les pendules à l’heure, dixit Luc.

 

Luc (joli joueur en jogging jaune (!!!), joailler à ses heures perdues, jouissif détenteur du record de kilomètres parcourus ce soir : 800… mètres, pas kilomètres, autant pour moi… en comptant les trajets voiture-vestiaires, vestiaires-terrain, terrain-vestiaires, vestiaires-voiture, voiture-lit… lit où, parait-il, sa performance n’eut rien à envier à sa prestation sur le terrain, et ça, c’est sa moitié qui l’affirme. Mais peut-on légitimement accorder tout notre crédit à cette information même si l’on peut affirmer sans conteste qu’il devait lui en rester de l’énergie en rentrant ? Mais on s’éloigne de l’essentiel…) donc :

Luc : « La mécanique de l’équipe est bien huilée, pas de grain de sable dans les rouages. On a opéré les derniers réglages à l’entraînement lundi et on est remonté… alors on va pas chercher midi à 14 heures et, ce soir, je vais pas rater le cadre en leur balançant des missiles sol-air… t’as compris là : cadran solaire. Je leur fais un p’tit coucou avant d’aller remplir mes devoirs conjugaux. »

 

Le ton est donné…

 

Les coachs Pyj et Lolo ont d’ailleurs choisi d’effectuer quelques changements pour palier les lacunes défensives, méridiennes et offensives des deux dernières rencontres (cf les défaites faces à Plombières et Fleurey-sur-Ouche).

 

Lolo (mi-homme, mi-coach… mi-tout, quoi !) : « Ouais, on va combler les lacunes défensives, méridiennes et offensives des deux dernières rencontres. Et pis on va leur rentrer dans le chou, leur faire brouter du synthé tout neuf. Correc mais viril, dans l’esprit, quoi ! Y’a quelqu’un qu’a quelque chose à ajouter à ça ? »

 

Pyj (distributeur de tartes à cinq doigts… en salle !) : « Même qu’on mettra l’accent sur la défense, le milieu… et l’attaque, aussi. Je suis prêt à utiliser tous les moyens, surtout ceux proscrits par l’arbitre… de toute façon, il n’y connait rien et comme il est toujours à 50m de l’action, je me fais aucun souci. »

 

Ronron (garant des règles du jeu, même (et surtout) de celles qui n’existent pas) : « Messieurs, et surtout vous M. Jeannin, je veux un match propre. Je m’emploierai donc à ramener dans le droit chemin ceux qui s’en écarteraient. Je ne ferai preuve d’aucune tolérance ce soir. Et le jaune, breuvage préféré de M. Richelandet, pourrait bien virer au rouge… »

 

Mais David s’en bat le spa… il n’est pas là ce soir.

 

C’est donc un 11 de départ nouvelle version que nous propose le SMB :

 

Phil « double-détente » dans la cage

Pyj et Fab « la vapeur » en charnière centrale

Bébert et Xav S. en latéraux

Jusque là, rien de bien nouveau, me direz-vous… oui, mais :

Christian en récupérateur, Eric C. en animateur, Pop et Pierrot en milieux latéraux… ça a de la gueule, hein !

Et last but not least :

 Luc et Hassan (préféré à Jean-Luc) en pointe.

Et que dire du banc ?

Jean-Luc, Pat et Fab qui résument à eux trois le football flamboyant du SMB : mobilité, technique et impact physique.

Je sais, c’est le genre de configuration qui fait rêver plus d’un coach bourguignon… mais du rêve au cauchemard, il n’y a qu’un pas. Alors rentrons dans le vif du sujet…

 

1er tiers-temps…

 

Les joueurs dijonnais entament le match avec rigueur et concentration. Le terrain est quadrillé, le moindre centimètre carré de pelouse n’échappe pas à la vigilance du SMB : le pied sur le ballon ! C’est bien simple, les hommes en jaune n’ont touché leur 1er ballon qu’à la 7ème minute après une belle frappe de Pierrot (sur une ouverture de Bébert depuis ses 18 mètres… du gauche, s’il vous plaît !) qui frôle le poteau droit du portier talantais. Il en tremble encore, le poteau, pas le gardien…

 

Pierrot (Ecole « Ponts et Chaussées » – promotion 83 – auteur du concept « Petits ponts bucoliques » - recalé) : « Tu reçois le ballon, coup d’œil rapide – jambes ouvertes, pas de grillage – tu fais quoi, toi, dans ce cas-là ? Ben moi, je saisis l’opportunité : je passe entre les jambes, je dégaine et je tire. »

 

Eric C. (Technico-commercial « moulti-passes » - 11ème élément) : « Ben moi, c’est pareil : jambes ouvertes, pas de grillage… je dégaine et je tire. »

 

Bref, chaude alerte pour les visiteurs…

 

Vient alors la 10ème minute avec une échappée sauvage de l’homme en forme du moment, Hassan, la recrue norvégienne de l’année passée. Il en a des choses à prouver aux coachs qui, jusqu’alors, ne lui ont guère fait confiance. Certes, une belle technique, une fière allure, une envie à décorner les gazelles… mais il rame, Adam (peu de gens connaissent son vrai prénom !) depuis son arrivée au club ! Les mauvaises langues du petit milieu du ballon rond s’accordent à propager la rumeur selon laquelle son penchant pour l’alcool n’est pas étranger à ses dribbles chaloupés qui ont mis la misère à tant de défenses… que, même lui, n’arrive pas à expliquer comment il fait. Toujours est-il que c’est un caviard magique qu’il parvient à déposer dans les pieds de Luc à l’entrée des 18 mètres. Seul, face au cadre, personne ne peut expliquer alors ce qui s’est passé… le temps suspend son vol, les secondes s’étirent et :

Pat (remplaçant divin, tacleur attitré de l’équipe) : « Mais qu’est-ce qu’il fout ? Même moi, je suis plus rapide que lui… »

Ben oui, Pat, il attend ! Il attend que le défenseur revienne pour pouvoir le gratifier de ses  déhanchements qui ont fait sa renommée. Il est comme ça, Luc : si c’est trop facile, ça ne l’intéresse pas. Alors, 12 touchers de balle plus tard, la magie se produit : t’as le ballon… puis tu l’as plus ! Dommage, une belle occas’ vendangée. Partie remise…

Alors qu’au milieu de terrain, l’expérience fait loi avec Pop et Christian. A ce moment du match, rappelons que l’équipe adverse a touché 3 ballons (une partie a sens unique, je vous dis !) : une touche (accordée gracieusement par Lolo trop occupé à chercher du regard le vin chaud salvateur : « Bon, tu le fais péter le thermos ! »… quand on a un coach comme ça, on comprend mieux pourquoi le club a plus l’esprit tourné vers la 3ème mi-temps (c’est bizarre comme le mot « mi » revient souvent quand on parle de Lolo !) que vers le gain des 3 points), un 6 mètres après la frappe dévastatrice sus-nommée (non, Eric, aucun sous-entendu là-dessous !) de Pierrot et le tour de magie du défenseur sur l’action avortée de Luc. Et ce sont « les anciens » qui montrent la voix : Christian, avec 2 tacles rageurs (mais, non, il n’était pas en retard… juste pas en avance) et Pop qui distillent ses ballons dans la largeur… parce que c’est là qu’est la clé du match.

Alors, me direz-vous… et Phil « aux gants d’argent » et Pyj et Fab « la vapeur » et Xav S. et Bébert dans tout ça ? Ben rien, pas un ballon à se mettre sous le pied… les vacances avant l’heure. Sérieux dans leurs rôles respectifs, des relances au cordeau, un bâillement étouffé de Bébert, un Pyj qui répond au téléphone, décontractés du gl…. si ce n’est qu’on sent poindre une tension naissante entre Fab et Xav Pour preuve, ce petit mot tendre de Xav : « Les mecs qui font du kart, c’est tous des taffioles ! ». Pourquoi a-t-il dit ça ?

 

Phil (gardien de blog, adepte de chirurgie vitriolo-footballistique de matches approximatifs) : « Il semblerait que Fab ait lancé, sans animosité aucune, un « Les handballeurs sont des pédés ! » à l’adresse de Xav lors du dernier entraînement. J’y vois plus un signe amical qu’autre chose. Pour ma part, je pense que les golfeurs tentent de masquer leur défaut de virilité en s’accordant un 3ème membre pour frapper dans une petite boule. Enfin, je dis ça, je dis rien ! »

 

A part alimenter les articles de journaux press-people de la douce cité dijonnaise,  on ne voit pas très bien ce que de telles phrases assassines peuvent apporter au club. Consignes des coachs qui souhaitent galvaniser leurs troupes et insuffler un esprit guerrier ? Frustration ? Jalousie ? Défaite salivesque mal digérée ? Toujours est-il que ces paroles fâcheuses entre Fab et Xav auront des conséquences dramatiques en fin de match.

 

Revenons au jeu…

 

C’est à la 13ème minute et en toute logique que le compteur se débloque sur une action lumineuse de Luc, côté droit, qui semble avoir compris (après son action de la 10ème minute dont la lenteur n’a d’égale que la vitesse de pointe de l’escargot, en rut certes, mais de l’escargot quand même) que 1- je contrôle en avançant, 2- petit coup de rein, 3- je dépose,  4- je centre et 5- pose pour la photo… centre magnifiquement enroulé pour le pied d’Eric C. au 1er poteau qui n’a plus qu’à mettre le plat de son pied droit (celui qui n’est pas carré) pour envoyer la chique au fond des filets sous l’œil hagard de talantais médusés par tant de facilité… et oui, le SMB accélère quand il veut, où il veut et le renard des surfaces finit le travail.

 

Fab « la vapeur » (amateur de nymphettes motorisées) : « Je peux le dire : j’ai joué dans les plus grands clubs de la région mais jamais je n’ai vu une telle force de frappe. Ils ont tous 200 cv sous le capot, ces mecs… à part peut-être Xav, mais on ne peut pas en vouloir à un gars qui taquine la balle avec les mains. »

 

Pyj (grand sage dénicotiné) : « Alors là, je suis bluffé : que Luc adresse un centre à Eric, c’était tout simplement du domaine de l’impossible. Un doute m’habite cependant : Bébert était au 2ème poteau… Luc n’a-t-il pas eu l’intention de trouver le coup de boule ravageur du près’ mais son centre anémié a fait le reste. En tout cas, après avoir vécu ça, on peut mourir tranquille. »

 

Bon, à cet instant, on peut se dire que le reste de la rencontre ne sera que pure formalité tant la domination black est outrageuse mais, contre toute attente, ce sont les joueurs de la banlieue dijonnaise qui, sur leur 1ère remontée de ballon depuis le coup de sifflet initial surprennent la défense endormie du SMB : petit centre anodin sans conviction tant le moral des talantais est atteint par la supériorité incontestable de leur adversaire, coup de tête défensif de Christian, le ballon revient dans les pieds d’un jaune qui ferme les yeux et fusille Phil.

 

Pop (ex-futur espoir) : « Comprends pas, j’ai vu le centre, j’ai gonflé la poitrine pour l’amorti… puis plus rien ! »

 

Christian (ex-futur espoir… aussi) : « Ben, fallait me dire que t’étais dans mon dos. »

 

Pop : « Je te l’ai dit ! »

 

Christian : « Pas entendu ! »

Ah, quand les ravages de l’âge font leur œuvre… la question se pose alors « Est-il légalement possible d’équiper de sonotone une équipe de vétéran ? »

 

Ronron (« impartial »… connait pas ce mot !) : « Il n’est dit nulle part dans le règlement officiel de l’arbitre, règlement qui trône en double place à la maison : sur ma table de chevet et dans les WC entre le journal de France Télécom : « L’art de la défenestration sans laisser de trace» et Play-Boy Sénior avec Geneviève de F. en couverture… enfin, hum, bref… donc il n’est dit nulle part qu’on n’a pas le droit de porter d’appareil auditif sur le terrain. Cependant, je n’autoriserai aucun sonotone sur le terrain tant que j’officierai sur celui des Poussots et d’ailleurs… ça risquerait de faire interférence avec le mien. A part ça, j’ai fait hier soir des lasagnes que je vous fais la part à 15 euros … prix d’ami ! »

 

C’est donc sur un score de parité (1-1) que les 2 équipes regagnent les vestiaires.

 

Ce qui s’est dit pendant la mi-temps :

 

Bébert (alias Izgoud, Calife à la place du Calife) : « En tant que président nouvellement élu, je tiens à dire que je suis très fier de mes joueurs : de l’abnégation, du combat, de l’envie. En tant que joueur, je voudrais ajouter que maintenant, faut arrêter les conneries : si on est pas plus réaliste devant le but, si on met pas plus la semelle dans les duels et si on continue à prendre les adversaires pour des buses, on va pas tarder à racler le fond du fait-tout. Alors j’attends qu’on se sorte les doigts du (bip). »

 

Lolo (on avait dit « pas le physique ! ») : « Heu… il est où le vin chaud ? »

 

Jean-Luc (artilleur gaucher qui a oublié qu’il a un pied droit) : « J’ai bien aimé Luc quand il s’est fait piqué le ballon dans les 18. J’ai aussi apprécié quand Hassan s’est pris les pieds dans le tapis. Autrement, la frappe moisie de  

Pierrot, elle était pas mal non plus. C’est tout bon pour moi, tout ça ! Sinon, je viens de rentrer un copieur… ça intéresse quelqu’un ? »

 

Lolo (chef d’orchestre de l’équipe pour symphonie footballistique en mi mineur… wesh, encore du mi) : « Putain, personne n’a vu le vin chaud ? »

 

Xav (pneumothoraxix, le druide) : « Tu diras ce que tu veux mais le 11, il commence à me chauffer grave. Je vais demander à Pat de s’en occuper. Sinon, faudrait que le coach dise à Fab qu’il passe la seconde parce qu’avec son 4 temps, on dirait qu’il traîne une charrette… pis qu’il arrête de me chauffer aussi parce que ça va partir en sucette. »

 

Fab (cuistot émérite qui fait « tant don » de sa personne) : « Alors, je sais pas si c’est le foie gras, le cassoulet, le fromage 100% matière grasse mais je les trouve un peu lourds. Va peut-être falloir qu’on passe au régime salade-carottes… râpées parce qu’il y aurait du handballeur dans le coin et, à ce que j’ai entendu dire, ils ont des mœurs bizarres, les handballeurs. »

Lolo (2 cv sous le capot… pas plus) : « Ouais, il manque de cannelle, ce vin chaud ! »

C’est tout ce qu’on pourra tirer du coach ce soir-là.

 

2ème tiers-temps…

 

La misère. Le No Man’s Land. Si quelqu’un dans les parages a quelque chose d’intéressant à me sussurer (non, Eric, rien d’équivoque !), qu’il se fasse connaître. Parce que, à part une barre transversale de Xav alors que le but était ouvert à la 36ème, une parade de Phil sur une envolée qui n’a rien à envier à celle de la grosse Lulu dans la version bollywoodienne de « Le Sac des Lygnes », une belle action pied gauche de Jean-Luc (entré à la place de Luc) sur une ouverture de Fab « la vapeur » et un tacle* assassin de Pat (entré à la place de Christian), rien à signaler. Ah si… un but du SMB mais mon intégrité et mon honnêteté me forcent à admettre que je ne pourrais pas vous décrire l’action ni même vous dévoiler le nom du buteur… on l’appellera X. Je dois avouer que, sous l’effet combiné d’un 2ème tiers-temps soporifique et du reste de vin chaud que Lolo aura bien voulu me laisser, je me suis laissé aller à autre chose qu’à la contemplation hébétée de quelques post-quarantenaires courant après un ballon mal gonflé pour tenter de lui faire franchir une ligne blanche entre 2 poteaux… évènement qui arrache habituellement aux êtres normalement dotés d’un QI proche de la température anale un comportement orgasmique qu’on ne retrouve guère que chez la baleine ou l’oursin.

Bon, bref, voici donc comment les choses auraient dû se passer : sur une magnifique intervention défensive de Pyj qui n’a même pas eu à utiliser ses bras légendaires puis une relance plat du pied sur Pop, ce dernier efface 2 joueurs, l’un sur un double-contact, l’autre sur une zidanette, transmet alors le ballon à Pierrot qui, après 3 tentatives, réussit enfin le petit pont (ouf !). Petit ballon piqué pour Jean-Luc, contrôle pied droit s’il vous plaît, talonnade pour Hassan qui se plante de côté pour se retrouver dans les 18 m du SMB, dégagement de Phil directement dans les pieds d’Eric C. qui fait le ménage (bilan : une rotule vrillée, un nez cassé et une fourchette dans les yeux. Eric C. : « J’ai rien fait. C’est vraiment des fiottes, tu les caresses et ils pleurent ! ») et lève le ballon pour Bébert qui frappe des 35 m. La balle vient trouver le poteau et c’est là que X intervient : il n’a plus qu’à pousser le ballon au fond des filets. Joli, non !

Mais, en fait, il s’agit plutôt d’un but casquette… on gardera alors la 1ère version.

 

(*tacle (source : Wiki Pédia, demi-frère du petit Larousse et du gros Robert) : En football, il est effectué par un joueur qui veut s'emparer, avec le pied ou la semelle, du ballon dans les pieds de l'adversaire. S'il est violent ou fait dans le dos du joueur adverse (on parle alors de « tacle par derrière »), ce geste peut être sanctionné d'une faute, d'un avertissement voire d'une expulsion.

Et oui, M. Lebas…)

 

Allez, retour aux vestiaires… 2-1 pour le SMB.

 

« Dites, il en reste du… ». Ta gueule, Lolo, on passe au 3ème tiers-temps.

 

3ème tiers-temps…

 

Sortie de Hassan remplacé par Luc et de Pop remplacé par Christian.

Ce début de tiers-temps laisse présager un beau final avec une sérénité retrouvée, des gestes techniques plus sûrs, une transmission de balle plus fluide et un engagement physique plus affirmé.

 

Lolo (plus aviné qu’avenant) : « Le biscours a été zimple. J’leur ai bas dit granchoze. Maintnant, les b’tits gars, va valloir montrer vot’ vrai v’sage à l’imache de vot’ cauche. J’vous z’aime tous alors aimez l’balon comme j’vous z’aime… » Puis après, silence radio, il est tombé.

 

Je ne sais pas si les joueurs ont tout compris mais force est de constater que Lolo a su trouver les mots justes. Le football élevé au rang d’art, des actions épurées, des artistes transcendés… ce n’était plus 22 acteurs sur un terrain mais 11 funambules et 11 spectateurs de l’évènement, héros d’un tableau à la Munch… « Le Cri » mais pas le cri du désespoir, celui de la détermination : 11 hommes unis pour le même objectif… « On va les niquer ». Bon, je le concède, là, c’est moins poétique mais c’est du foot, en même temps.

Mais encore faut-il vivre l’évènement sans que celui-ci nous dépasse. Et c’est Pat, dans un élan généreux, certes, qui allume le premier pétard de ce qui aurait dû être un feu d’artifices et qui finira en brasier de bas étage. Le 11 talantais, frustré de ne pouvoir faire son habituel show dominical devant les yeux ébahis de midinettes gavées de frites aux cheveux aussi gras que leurs doigts et de pseudo-sportifs aux ventres remplis de Krö éventée, agresse verbalement notre n°10 fétiche avant de s’en prendre physiquement à lui. Xav vole alors au secours de Pat, prouvant à l’occasion que les insinuations de Fab sur les orientations sexuelles des handballeurs s’avèrent fausses. Lolo s’interpose, Pyj provoque, Pat tente de s’excuser… et on retourne 20 à 30 ans en arrière sur les terrains de sénior que certains d’entre nous ont fréquenté : coup de boule, pas coup de boule, insultes, menaces… mais nous sommes vétérans, messieurs, et, fort heureusement, la sagesse l’emporte. Le soufflé retombe mais pas la tension. Pat écope de 10 minutes de suspension, sanction qu’il accepte sans broncher tandis que son adversaire direct, atteint visiblement de clochardisation mentale, à l’origine de l’embrouille, décide de rester sur le terrain, encouragé en cela par son coach et par « l’homme au bonnet »… deux beaux spécimen qui pourraient sans nul doute apporter plus de précision à la définition du mot « abruti » dans le dictionnaire.

 

Enfin, bref… on appréciera au passage l’autorité de l’arbitre qui, jusque là, avait réalisé un match parfait.

 

Ronron (arbitre félin au tempérament de lion qui ronronne plus qu’il ne rugit) : « Bon, ben, j’ai demandé à Pat de sortir 10 minutes : il a dit OK. J’ai alors dit au 11 de Talant de sortir tout pareil : il m’a dit d’aller me faire foutre. Alors, là, j’ai vu rouge… mais je sais pas ce que j’avais foutu de mes cartons. Qu’est-ce que tu veux que je fasse ? Oh, pis il était pas si méchant que ça, ce garçon, surement une enfance difficile, un père travaillant à France Télécom… je sais pas, moi. Et il faut dire que si Pat l’avait pas cherché, on n’en serait jamais arrivé là. Alors, s’il faut trouver un coupable, vous l’avez, messieurs. »

On aurait pu en rester là mais les esprits, encore chauds bouillants après l’altercation, enlisent la fin du match dans une série de passes dans le vide, de contrôles à l’américaine… ils n’y sont plus ! Dommage !

3 minutes plus tard, un attentat du 11 à nouveau sur Xav… mais il finira le match le 11 (ben oui, il a encore décidé de rester sur le terrain avec l’approbation de son coach dont le cerveau avait du finir par geler)… pas Xav.

On peut alors laisser libre cours à notre imagination mais on ne m’enlèvera pas de l’idée que la sortie de Xav sur blessure quelques instants plus tard est la conséquence de nombreux mini-évènements : la provocation de Fab « la vapeur » à l’entraînement, ce but vendangé au 1er tiers temps, les nerfs chauffés à blanc au 3ème tiers-temps…  et c’est donc sur un choc apparemment anodin avec Fab (Tiens, comme par hasard !) que le genou a tourné.

 

Fab « la vapeur » : « J’ai vu le ballon partir en profondeur dans nos 18 et Xav prêt à l’intercepter. Bon, ben, j’ai passé la seconde comme il me l’avait demandé, j’ai décroché la caravane et puis voilà. L’affaire est réglée : entre le karting et le handball, y’a pas de match. »

 

Et pour prouver que la hache de guerre est enterrée entre ces deux là, Fab a fait livrer un bouquet de fleurs à son coéquipier… et un tube de vaseline.

 

Alors, quel bilan tirer de cette rencontre ?

 

Personnellement, j’ai vu ce soir quelques sources de satisfaction : de la solidarité dans l’épreuve, du plaisir à se retrouver ensemble, de l’envie d’aller tous dans le même sens. Mais l’envie ne suffit pas et il faut à présent se donner les moyens d’atteindre l’objectif… et, ne le cachons pas, l’objectf du SMB est clairement affiché et accessible si chacun prend conscience de la chance qu’il a de porter le maillot noir aux 2 étoiles.

Quel est cet objectif ? Simplement rester la meilleure équipe du bassin bourguignon… et pas seulement à la 3ème mi-temps.

Alors, fini les approximations dans les passes, les contrôles à 3 mètres, le manque de rigueur défensive, la baisse de concentration qui tend à la suffisance parfois, le manque de réalisme devant le but. Et cela passera par un travail acharné lors des entraînements.

Cette équipe nous fait rêver depuis maintenant plus de deux décennies… qu’elle continue. Elle compte dans ses rangs ce qui se fait de mieux dans la région. Quel joueur n’a pas souhaité terminer sa carrière chez les blacks ? Tous en rêvent, peu sont élus.

 

La conclusion du coach :

 

Lolo (mi-stérieux et mi-stique stratège smb’iste) : « Ce soir, c’était chaud et corsé. Ca ne manquait pas d’énergie. J’ai bien cru que ça allait tourner au vinaigre mais on a su préserver l’essentiel. Bon, il faut dire ce qui est : on est resté sur notre faim… mais je persiste, ça aurait mérité un poil de cannelle en plus. Heu, C’était ça la question ? »

 

  

 

Par jc - Publié dans : Matchs
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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 19:01

Philippe C. : titulaire incontesté et incontestable à son poste. Il revient après une saison difficile l’année passée : voyage à Tahiti, soirées bacchusiennes sur-alcoolisées, week-end à Samöens, golf… pas toujours facile de concilier une vie professionnelle de footballeur épanoui et une vie personnelle dissolue. Il n’a pas eu grand-chose à faire ce soir et ce qu’il a fait, il l’a fait avec sérieux… toutefois, est-ce bien raisonnable d’être occupé à se mettre une 2ème couche de vernis à ongles sur l’action qui amène le but talantais ? Quand le coach dit qu’un gardien doit prendre soin de ses mains, peut-être devrait-il préciser ce qu’il entend par là.

Pyj : Ce soir, Patchman a avalé les ballons sans se faire croquer. Il a su trouver la voie pour des relances propres… impressionnant dans ses interventions sur l’homme : il est vrai qu’après sa prise de poids conséquente des dernières semaines, celui qu’on appelait « la crevette » dispose à présent d’un physique acceptable pour ce poste de bûcheron. Une petite montée d’adrenaline qui aurait pu l’amener à dispenser 2 ou 3 coups de boules mais il a bien mûri depuis sa virée ardéchoise.

Fab « la vapeur » : Lui, on le connait moins mais il fait son trou à vitesse grand V dans le dispositif du SMB. Arrivé tard dans le milieu du football, c’est à Blaisy-Bas qu’il a fait ses armes et c’est en avion de chasse qu’il débarque au SMB… il marche au kérosène, le Fab, pas à la vapeur. Quelques failles techniques qu’il compense assurément en étant toujours porté vers l’avant. Il ne recule que très rarement sinon comment veux-tu, comment veux-tu qu’il les… enfume, ses adversaires ? (Vous vous attendiez à quoi ?) Et, ce soir, il les a enfumé les p’tits jaunes… et pas au gaz d’échappement,

Bébert : Le Chef, El Maestro, The Big Boss, Le Roi sur l’échiquier des terrains de football. Il a placé ses pions ce soir, a toujours eu 2 coups d’avance sur les autres… c’est peut-être pour ça que son style de jeu reste parfois un mystère pour le footballeur lamba : quand il est placé au 18 de la défense adverse alors que le ballon est dans un pied talantais dans la surface du SMB (là où il aurait du être, notre bébert), c’est tout simplement parce qu’il a compris que le ballon finira toujours par revenir… toujours en avance sur le cours du jeu, je vous dis ! Sobre (oui, Lolo !) dans son jeu, serein dans le marquage, il a su rassurer sa défense ce soir.

Xav : Il avait mangé du lion ce soir ! On le connaissait vif, rapide, rigoureux à son poste, costaud dans le duel mais son côté Harlem Désir « Touche pas à mon pote », c’est inattendu mais pas étonnant… et ça rassure. Bon, maintenant, tu le sauras, si ton beau-frère te lâche un scud entre le fromage et le dessert, tu te mets en position boudha, tu respires avec le ventre, tu balances le regard « snake » et tu dégaines le portable (06 30 ...) « Allo, Xav, y’en a un qui fait rien qu’à m’embêter ! ». Parce qu’il dégoupille vite, le Xav, que même ses amis des Village People (aux dires de Fab) doivent se faire dessus quand il hausse le ton. Enfin, bon… méchamment touché en fin de partie, on lui souhaite un prompt rétablissement.

Pop : On sent qu’il y a du ballon chez ce jeune joueur. Beaucoup de finesse, de l’exubérance parfois, il pourrait, à l’instar d’un Andy Warhol précurseur, lancé une nouvelle mode footballistique… le Pop’Art. Il a eu le souci ce soir de faire vivre le ballon et de mettre ses coéquipiers dans les meilleures conditions. A suivre…

Eric C. : Bon, lui, on ne le présente plus. Il avait annoncé la couleur en finesse : « Moi, les talantais, j’vais les soigner, j’vais leur faire une ordonnance et une sévère. J’vais leur montrer qui c’est Eric Chan'… aux 4 coins du terrain qu’on va les retrouver, éparpillés par petits bouts, façon puzzle. Moi, quand on m’en fait trop (cf : défaite à Fleurey), j’correctionne plus, j’dynamite… j’disperse… j’ventile. » Ca a le mérite d’être clair ! Il s’est battu sur tous les ballons, a colmaté les brèches et a sorti l’artillerie lourde même quand il n’y en avait pas besoin. A bien mérité son surnom de « ronchon flingueur ». Et puis, il avait raison, dans le vin chaud, y’avait pas que d’la pomme.

Christian : Une recrue de premier choix. Ce p’tit gars a du timing dans ses appels et un putain de swing dans ses transversales. Certes, ses approches aux 18 m manquent encore de précision mais, lorsqu’il aura trouvé les automatismes avec son « put » Jean-Luc, nul doute que ça fera mouche. Virevoltant sur le terrain, un poil électron libre, ce n’est pas le genre de joueur que tu peux enfermer dans une cage confortable d’un jeu stéréotypé… le futur « Birdy » du SMB.

Pierrot : La classe ! Jamais vu un joueur aussi à l’aise avec son pied gauche… c’est bien simple, on dirait qu’il a 2 pieds droits ! Et puis tout paraît facile avec lui : tout à l’économie, il semble aller à deux à l’heure mais c’est toujours lui le 1er sur le ballon… le sourire en prime… et c’est ça qui énerve ses adversaires. Il les use psychologiquement  et, quand il sent le moment venu, il plante la banderille : le petit pont qui va bien ! Olé ! Un match plein… plein d’espoir mais plein quand même (hein, Lolo !).

Luc : Imprévisible, ce garçon. On ne le voit pas pendant 10 minutes, il se cache, se poste en embuscade et, quand il sent son heure venue, il apparaît, tout en grâce, pour enrhumer son vis-à-vis et créer l’impossible.  Alors, oui, c’est déstabilisant pour ses copains de terrain qui le cherchent souvent mais ça s’avère payant au final. Une passe dec’ ce soir mais pas de but… ennuyeux pour un attaquant de son calibre.

Hassan : Grosse grosse envie ce soir : il a énormément couru, a balayé les 4 coins du terrain sans pour autant trouver le p’tit coin qui aurait pu le soulager. Il a fait des appels mais n’a reçu en réponse que des casse-croûtes dans le meilleur des cas. Une activité peu récompensée, donc. Il monte en puissance, Hassan, et quand il troquera ses sabots norvégiens modèle « Jřåţłekådŕ » contre des chaussures de footeux dignes de ce nom comme celles de Lolo (mais pas en 32… le rayon adulte, c’est derrière !) alors on verra sortir le génie de sa lampe… il suffira de caresser au bon endroit.

Jean-Luc : Un nouveau concept d’attaquant mis en place par son mentor (Pyj le bien nommé) : le seul capable de pratiquer l’ « attaque en zone ». Bon, me direz-vous, pas difficile pour le défenseur de trouver Jean-Luc, il se situe toujours dans un rayon de 5 m autour de lui. Mais là où il est très fort, notre artilleur en culotte longue… parce qu’il ne se départit jamais de son bas de survêt qu’il portait déjà au tournoi de tennis de Plotmoy l’Essaim sponsorisé par l’ancienne boîte de David, mamologue de son état, en 1988 si ma mémoire est bonne – match perdu sur décision de l’arbitre, Josiane, un bon 105 bonnet D – … donc, là où il excelle, c’est balle au pied : certains ont tenté de s’inspirer de sa conduite de balle légendaire… le dernier en date, un p’tit gars sud-américain évoluant dans un club hispanique, Léo (Mais si, vous le connaissez !). Souvent copié, jamais égalé… une valeur sûre du club.

Pat : Le « Gentile » dijonnais… les journaleux de la place ont souvent fait écho de ses méfaits dans leur feuille de chou. Il a récidivé ce soir : rude au contact, méchant sur l’homme, on ne compte plus les lits d’hôpitaux qu’il a contribué à remplir pour le plus grand bonheur des infirmières. Pourtant, c’est un gentil dans la vie alors comment un homme comme ça peut-il se transformer en monstre sur les pelouses bourguignonnes ? Schyzophrénie ? Je pencherais plutôt pour un psycho’Pat. Alors qu’il suffirait qu’il s’appuie sur sa technique et sa vitesse… parce que, de la technique, il en a à revendre… pas de la vitesse, parce que, de ce côté, il serait plutôt acheteur.

Fab : Il n’est pas rentré sur le terrain ce soir… et il a manqué. Les coachs ont préféré le mettre au repos afin qu’il récupère d’une douleur située entre l’oreille gauche et le gros orteil droit (son médecin, Bébert, n’a pas voulu nous en dire plus – secret professionnel et serment d’hypocrite obligent – et a même tenté de noyer le poisson… soit dit en passant, noyer un poisson n’est pas plus efficace que de défenestrer une hirondelle… mais bon !). Auteur tout de même de 14 magnifiques tours de terrain, 30 séries d’assouplissements, 2 roulé-boulé parfaitement exécutés, 1 « enculé d’arbitre ! » justifié et une douzaine (à la louche) de « Bouge-toi le cul, feignasse ! » fort à-propos. On a mesuré ce soir l’efficacité et le caractère indispensable de notre « 6 » au vide qu’il a laissé sur le terrain. Rappelons alors que « Du rien émerge le néant et tout est dans le tout »… ainsi parla Zara Toustra, copine de jeu de Ribéri qui lui répondit, pour l’anecdote : « Ouais, amène ta sœur, je vais lui combler le néant ! ». Ca, c’est fait !

Lolo : Le Neil Armstrong du bord de terrain, à deux doigts de planter son drapeau dans la Lune du coach talantais. Le Obi-Wan Kenobi du tableau noir : « Pas de cadeau aux adversaires tu feras ! Dans leurs chevilles tes crampons tu planteras ! ». Le Buchowski des bancs de touche, impertinent dans ses joutes oratoires, puriste dans les interventions qu’il distille (et oui, c’est un bouilleur du cru) au compte-gouttes : à la provocation de l’entraîneur de Talant « Le 11, il sortira pas. Non mais, t’as vu où il est, mon 11 ? », Lolo ne se démonte pas et sors cette phrase magnifiquement ciselée : « Ouais, dans ton cul ! ». Un proverbe arabe dit : « Un vieux qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. » Et bien, c’est un peu ça, notre Lolo, c’est la Mémoire du Club, le ciment des équipes passées et futures, la clé de voûte du SMB… alors, on peut tout lui passer et lui pardonner ses écarts, à notre « vieux ».

Ronron : Qu’il neige, qu’il vente, qu’il pleuve, canicule ou pas (putain, increvable, ce Ronron, il a réussi à traverser l’été 2003 sans problème !), contre vents et marées, reproches et insultes, il est là, notre arbitre, droit dans son short, moulé dans son maillot jaune ou noir (un petit doute sur le choix des couleurs ce soir… pourtant, Biba avait bien dit que la mode serait au rose sur les terrains de football cette année !). Il fait preuve de l’autorité courageuse et de la bravoure d’un escadron de CRS face à l’étudiant boutonneux qui passait par là. Ce soir, il a été parfait dans ses décisions même si on peut lui reprocher un franc laxisme en fin de partie. Chargé de former le petit Bruno à ce poste à haut risque… et c’est vrai qu’on risque franchement de vivre des épisodes  d’anthologie quand nos deux vieux du Muppet Show seront aux commandes, sifflet en bouche, cartons à portée de mains ! Certains risquent de ne pas aller au bout des 90 minutes avec ces deux-là. Et puis je vois déjà Ronron tenter d’expliquer à Bruno la règle du hors-jeu… un délice !

 

 

 

 

 

 

Par jc - Publié dans : Matchs
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Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 10:06

Décidément, le SMB n'a pas de chance avec les terrains à l’extérieure. C'est toujours un match tout moisi et ça se termine à chaque fois avec un bon vieux score des familles. Alors cette fois, c'est vrai que les 22 acteurs de cette quasi-purge ont une bonne excuse : l'état du terrain. On ne peut pas passer sous silence cet état de fait : le terrain du National « Plombière »Arena était tout simplement innommable. D'aucuns diraient même "injouable".

 

Il faudrait quand même que quelqu'un explique à nos amis que construire un nouveau stade c'est bien, mais c'est comme pour une maison : il faut commencer par les fondations avant d'ériger les murs. En l'occurrence, c'est la pelouse qu'il faut poser avant les tribunes et non l'inverse. Faute de quoi, on se retrouve avec une aire de jeu qui n'a rien à envier à celle d'un terrain de club de district un matin de janvier, avec de jolies fosses de sable. C'est beau à la loupe, mais pour jouer au foot c'est quand même assez moyen.

Alors le poncif habituel va ressortir : "Oui mais l'état des terrains, il est le même pour les deux équipes." Sauf qu'un terrain bosselé désavantage notoirement plus les équipes qui essaient de faire le jeu que celles qui se contentent de le détruire. Et quand en plus dudit terrain est déjà au supplice et à moitié "épluchée" au bout d'un quart d'heure de jeu… On oublie souvent à quel point la qualité du terrain est primordiale dans ce sport, nous les nantis qui voyons nos joueurs évoluer sur un billard chaque semaines.

 

Après, il m'est évidemment difficile d'approfondir l'analyse et de décortiquer le jeu des uns et des autres alors même que la transmission ou le simple contrôle du ballon relevait souvent de l'exploit. Le seul enseignement notable concerne selon moi la défense, que j'ai trouvée plus compacte et plus agressive qu'à Gray. Attention, on est loin de l'extase, hein. Mais je dirais que j'ai noté un léger mieux dans ce domaine. Pour le reste

 

J'ai trouvé choquant et à tout le moins inquiétant de voir le SMB souffrir autant pendant ce match, alors même qu'il s'était intelligemment facilité la tâche en inscrivant un but en trois tirs et vingt minutes de jeu. Tout était en place pour un match tranquille voire, qui sait, une bonne petite raclée. Eh bien non. Il y a pourtant eu un avertissement avec la barre transversale touchée par Philou. Mais certains ne l'ont pas entendu.

 

Des joueurs au sein de cette équipe n'ont toujours pas compris que leur statut et leurs performances (houla c’est pas un peu fort comme mot) en club le lundi soir ne leur donne aucun passe-droit et que la sélection est un tout autre Monde, un tout autre terrain sur lequel il faut aussi savoir briller pour être reconnu comme un grand joueur. Ces mecs n'ont rien prouvé et a fortiori rien gagné, mais ils se permettent de l'ouvrir à tout bout de champ alors que leur production sur le pré ne leur permet en aucun cas de le faire.

Il y en a un qui, a contrario, a tout capté au film. JC Mathiron a compris, lui, qu'avec le SMB il faut retrousser ses manches, se cracher dans les pognes et aller au turbin. Lui, il n'a pas d'état d'âme. Il bosse pour l'équipe, il met le pied quand il faut le mettre. Il joue vite et simple. Alors je vous sais trop intelligents pour ne pas déceler qu'en filigrane, ceux que je vise spécifiquement après ce match sont autres que ………………..

Pas tolérable...

 

Quand tu as la chance d'avoir la confiance de ton staff et d'être titulaire, avant de revendiquer quoi que ce soit il faut prouver. Et rendre la confiance qu'on t'a accordée. Après ça et seulement après ça, tu es un peu plus crédible pour d'éventuelles revendications. Quand je vois l'attitude de « ces » certains, d'une totale désinvolture à la perte du ballon, pas un repli défensif un peu appuyé… Alors que tu sais en plus pertinemment que ce match est capital pour la confiance collective.

Ce n'est pas tolérable et j'espère simplement que leur place de titulaire sera au minimum remise en question pour les prochains matchs. Bon si il y a assez de monde, faut pas déconner quand même.

 

Du pain bénit

 

On en est encore loin, même si les problèmes constatés derrière par exemple, s'expliquent aussi par un quatuor défensif inédit et la nouvelle charnière PYJ - Fab sur laquelle Laurent Laforet a misé. Mais il faut arrêter de rendre difficile des matchs qui ont tout pour ne pas l'être avec des comportements qu'on ne veut plus voir sous le maillot du SMB. Encore une fois, je suis choqué et inquiet pour la suite après ce que j'ai vu de la part d'une partie de nos joueurs. Lolo a haussé le ton en fin de soirée, les points vont tomber. J'espère qu'il n'a pas fini de le faire…

 

Les notes à suivre

Par Phil - Publié dans : Matchs - Communauté : les associations sportives
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Vendredi 23 septembre 2011 5 23 /09 /Sep /2011 11:30

La "Haute" Patate " Chaude".........

 

A vrai dire, je ne me faisais guère de souci pour le SMB avant son match à Arc les Gray. On se fait un sketch des clubs de Haute-Saône depuis des années, mais on se rend finalement compte que les clubs Dijonnais s'en sortent toujours très bien dans les "Enfers" et autres "Chaudrons".

 

Il y a deux façons de voir ce SMB – Arc les Gray. Soit on constate froidement que, sans être transcendantal, le SMB a logiquement gagné en affichant une fois de plus un niveau offensif sans égal sur la planète foot. Soit on se dit que le penalty sifflé a totalement faussé le dernier quart d’heure de jeu. Maintenant, si l'on occulte ce fait de jeu il est indéniable que les Dijonnais, rien que pour leurs trois buts et le nombre incroyable d'occasions qu'ils se sont créées, méritent totalement leur victoire'.

 

Deux buts en attaque rapide (Bill et « pierrot la bastringue ») qui ont placé le SMB dans une position d'attente idéale. Mais après avoir doublé la mise sur un joli mouvement collectif conclu magistralement par « Pierrot », le SMB n'a pas su tuer la bête. Et a commencé à bafouiller son foot, à reculer de plus en plus et à multiplier les passes en retrait inutiles à Philou, alors qu'il y avait la place pour en mettre un troisième. Résultat : menés au score et très peu dangereux jusqu'au poteau, les Arçois ont changé leur fusil d'épaule et ont pris les clés du match.

 

Pendant la première demi-heure, le septuple champion de Côte d’or, Bidou, a parfaitement profité de la faiblesse identifiée de Gray : le repli très lent des joueurs, visiblement plus concernés par l'attaque que par les tâches défensives. Un secteur dans lequel le SMB a offert quelques belles garanties, à commencer par un Fabrice G de très haut niveau qui poursuit son début de saison impeccable. Mais pas que.

 

J'ai également bien aimé la prestation de Sylvain. C. Visiblement cette saison, le SMB a compensé son manque de moyens par des idées. D'un calme étonnant et capable de s'engager à fond dans les duels sans pour autant commettre de fautes, il est une belle surprise. Même constat pour le petit Xavier S, dont c'était la "première rentrée" après une grave blessure la saison dernière, dans un match de ce niveau. Son jeu simple et sa finesse technique méritent d'être revus très rapidement.

 

Après le repos, PYJ a tenté un vrai pari en sortant Bidou, Mikael, Pat et Xavier et en faisant descendre Fabien au même niveau que JC dans un rôle de meneur reculé. Soit dit en passant, je l'ai trouvé plus inspiré à ce poste. Dans cette configuration, les Dijonnais ont produit un bien meilleur deuxième acte et à l'arrivée, n'ont pas donné l'impression de livrer un si vilain match que ça, même si les occasions n'ont pas été légion.

 

Individuellement, j'ai trouvé Fabien plutôt pas mal, PYJ solide et rassurant derrière et Pat très actif et dangereux au milieu. Concernant Bill, hormis le fait qu'il inscrit cet inestimable but, son rendement et son influence sur le jeu dijonnais m'ont une nouvelle fois pas pesé sur le court du jeu, pour un joueur de son calibre. Mais vous avez le droit de penser le contraire…

 

Mais les hommes de PYJ ont mûri. Sans affolement et surtout avec toujours autant de talent les Dijonnais ont tout fait basculer. Quand je pense que certains ici écrivent régulièrement que Luc est surcoté je me demande ce qu'il leur faut (en même temps si ce n'était qu'au sujet du jeune horloger que je me posais cette question la vie serait douce et calme

 

Du coup, la deuxième mi-temps a été un véritable show. Un show par à-coups, certes, mais quand ça passait c'était plutôt pas mal, à l'image de ce que fait Hassan. Neuf fois sur dix, on a envie de lui dire "Mais passe ton ballon, put…". Et à la dixième, ça marche.

 

En parlant du portier Dijonnais, j'avoue que j'ai un peu de mal à comprendre ce qui lui arrive. Lui qui était encore considéré comme l'un des meilleurs gardiens il y a encore six mois vient de connaître une fin de saison dernière très décevante et reprend l'actuelle sur les mêmes bases. Méforme passagère ? Surpoids ? Ce qui est sûr, c'est que le SMB vivra une saison difficile sans un grand Philou. Affaire à suivre…Remplacer par Lolo en deuxième mi-temps.

 

Mais c'est vrai que ce penalty (eh oui j’y reviens) a vraiment été le tournant de ce match. Alors comme toujours, il y a l'esprit et la lettre. D'un point de vue purement réglementaire, il n'y a rien à redire, quoique. Mais bon, en l'occurrence il existe une vraie probabilité pour que le joueur est vraiment touché la balle de la main.. Dans ces conditions, on pouvait attendre un peu plus de discernement et de psychologie de la part de monsieur Ronsset, l'arbitre de la partie.

 

Alors bien sûr, il est encore beaucoup trop tôt pour penser que Dijon va tout casser cette saison. Il va falloir attendre de voir comment les "SMB boys" vont réagir face à une opposition plus conséquente. C'est vrai que jusqu'ici, ils sont tombés sur des adversaires plutôt conciliants. Il n'empêche : cette équipe toujours en rodage et avec pas mal d'absents (Olive, david, Eric CH, Eric B) vient de signer une belle victoire. Alors à défaut d'être totalement convaincant ni même séduisant, pour l'instant c'est juste prometteur.

 

Finalement, si on fait un petit bilan, on s'aperçoit que la constante, c'est ce manque de réalisme dans des matchs qui étaient pourtant à leur portée. Combien de buts largement mettables les Luc, Mikael et autres ont-ils vendangé ? Globalement ce qu'a montré le SMB cette semaine est plutôt intéressant. Mais il va falloir améliorer la finition au plus vite.

 

Concrétiser ses temps forts est une des conditions sine qua non pour réussir. Le SMB a les moyens d'apprendre. Mais va devoir le faire très vite.

Par Phil - Publié dans : Matchs
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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 11:22

 

Fabrice G (8) : Il a dû colmater les brèches et réparer les erreurs des autres et il l'a bien fait. Quant au léger problème de vivacité entrevu à l’entrainement, il n'est pas réapparu. Pour une première sélection, c’est une très bonne prestation du Dijonnais

 

Sylvain . C (8) : Il a évolué pendant toute la première période dans la zone du terrain la plus pourrie, ce qui ne lui a pas facilité la tâche. Malgré quelques ballons perdus, il a le mérite d'avoir essayé d'apporter devant tout en essayant de contrôler le remuant Couchot Dominique. Dans ces deux missions, on dira qu'il s'en est sorti très honorablement.

 

Jean Christophe M (8) : Pour moi, le meilleur des trois milieux Dijonnais. Disponible, toujours soucieux de jouer à une touche de balle, il a pris pas mal de coups. Il a montré qu'il pouvait être ce troisième homme du milieu. Un retour en fanfare, du grand JC.

 

Pierre Yves J (8) : De loin le meilleur défenseur de la soirée. Et en plus cette fois, son apport offensif a été à la hauteur de celui qu'il fournit régulièrement avec le SMB. Et puis, il a été bien aidé par le repli défensif de Pierre Viloin qui, lui, a fait le boulot. Force est de reconnaître qu'il était plus qu'au niveau hier soir.

 

Olivier B (8) : Certains d'entre vous s'étonnaient de le voir aligné d'entrée en deuxième milieu défensif,. J'espère que vous êtes revenus sur votre position parce que, s'il n'a rien fait d'extravagant, l'ancien Talantais a colmaté quelques brèches et a finalement fait son match. Un but magnifique sur coup-franc, fera certainement fermer les mauvaises langues.

 

Abdel H (8) : J'ai failli lui mettre un point de plus, mais il n'a pas encore retrouvé sa lucidité dans ses frappes, ses passes et ses centres. Ceci dit, lui au moins montre qu'il a envie. Lui au moins, il tente des choses et lui au moins, il fait sa part de taf défensif. Un retour en forme de satisfaction pour le Dijonnais. Et en plus il était blessé, alors si il avait eu 100% de ces capacités ?

 

Pierre V (8) : Avec le peu de munitions qu'il a eues, il réussit à marquer et à délivrer le SMB en fin de partie, en marquant un pénalty, miraculeusement accordé par l’arbitre de la soirée, Daniel Ronsset. Le premier but, il le marque sans l'aide de personne - sauf peut-être celle du gardien et il effectue un super boulot de sape. Ca fait un moment qu'il fait plaisir à voir sous ce maillot, en espérant que ça va continuer sur le même rythme, et qu'il sera un peu mieux servi à l'avenir.

 

Laurent L(8) : C'est presque anormal que le gardien remplaçant du SMB ait autant de travail. Alors oui, il prend le but mais pour le coup, c'est difficile de lui imputer vu l'étonnante et conjointe bévue de ces partenaires. Pour le reste, il s'est montré très sûr et a sorti une magnifique parade sur une demi-volée en deuxième période.

 

Mikael R (8) : Les motifs de satisfaction sont suffisamment rares pour ne pas noter la qualité du match joué par le Dijonnais. Au-delà de sa prestation, il a toujours été là même dans les moments difficiles, allant au duel et au combat, sachant poser le pied sur le ballon quand il le fallait et s'efforçant toujours de relancer proprement vers l'avant. Il n'est pourtant pas le plus expérimenté de l'équipe, mais je crois qu'il a gagné ses galons de titulaire pour un bon moment.

 

Philippe C : (7) Son bilan est plus que mitigé. Une relance au pied dramatique pour lancer son match, puis une frappe qu'il laisse passer sans réagir, puis un but sur lequel le gardien reste sans voix, passez moi l’expression. A son actif une bonne intervention sur un tir de Didier Couchot., un tir détourné In Extrémiste du bout du pied  Mais l'ensemble reste moyen. Blessé en fin de première période, il cède sa place à laurent Laforet.

 

Xavier S : (8) Lorsqu'il est dans le sens du jeu, il donne immédiatement le tempo. Bien plus à l'aise en seconde période, ses jaillissements et ses interceptions ont fait merveille. Lui est clairement titulaire indiscutable.

 

Luc M : (8) Ce garçon est épatant. Il a tout compris. Il fait le sale boulot, il joue vite, simple et juste et surtout avec humilité,. Il va falloir réellement compter avec lui. Il a terminé un peu fatigué tout de même.

 

Bertrand B : (8) Quand il a commencé à accuser le coup, c'est à ce moment-là que le SMB a commencé à plonger. Tout comme F.Duval dans l'axe central, il est le joueur le plus prometteur de sa génération à ce poste de défensif moderne - capable d'amorcer le jeu offensif et de faire gagner du terrain à chaque passe - et représente clairement l'avenir

 

Fabien D : (8) Il n'a pas touché énormément de ballons, mais chaque fois qu'il a été servi, il s'est montré intelligent dans ses choix ou dangereux, voire les deux. Et surtout, il cadre très souvent. Avec cette première titularisation, il a confirmé le bien qu'on pense de lui et donné envie de le revoir.

 

Hassan E : (8) Il ne manque pas de bonne volonté. Mais il a  beaucoup de jus, le lutin Dijonnais. Malgré tout, sa capacité de conservation et son jeu dans les petits espaces peuvent être utiles.

 

Patrick L : (8) Le meilleur Dijonnais de la moins bonne mi-temps, à savoir la deuxième. Sa vitesse d'exécution, ses dribbles et ses centres en retrait ont souvent apporté le danger et font de lui un joueur très intéressant au centre.

 

L'analyse en fin de semaine

 

Par Phil - Publié dans : Matchs - Communauté : les associations sportives
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Le Football

football, sport de plein air pratiqué par 2 équipes de 11 joueurs chacune, avec un ballon sphérique en cuir, l’objectif étant de marquer plus de buts que l’équipe adverse.
Jeu le plus populaire du monde, nécessitant peu de moyens et de matériel, le football est particulièrement apprécié en Europe et en Amérique du Sud. Qu’ils soient amateurs ou professionnels, les joueurs suivent les mêmes règles, codifiées depuis plus d’un siècle. Les équipes de clubs et les équipes nationales s’opposent lors de compétitions dont le calendrier culmine tous les quatre ans avec la Coupe du monde.

tLes résultats du SMB

Saison 2011-2012
SMB - Talant 2-1

Plombiére -SMB 3-2

Arc les Gray - SMB 2-3

   

Saison 2010-2011
Chevigny- SMB 3-3

SMB - Plombiére 2-1

Gray - SMB 4-2

Selongey - SMB 9-3

 

Saison 2009-2010
SMB-pouilly 5-2
SMB-Esprit Foot 6-6
SMB-Quetigny
SMB-Talant 6-3 (2-0)(3-2)(6-3)

 

Saison 2008-2009
SMB- Crédit Mutuel 2-2
SMB - Talant 5-5
SMB-Gendarmerie 1-1

Gray-SMB 4-2

SMB-Savigny les B 4-3

Plombiére-SMB 1-7
SMB-Esprit Foot 1-8

SMB-pouilly 5-1

Savigny les B-SMB 2-1 (1-0)

Classement L2

L'équipe  Classement Ligue 2

Classement L1

L'équipe Classement Ligue 1

 
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